Qui désinforme qui ? Notre réponse au Conseil de l’Ordre des médecins

Le 10 juin dernier, c’est par voie de presse que notre collectif a été attaqué par le Conseil de l’Ordre des médecins, d’une façon tellement superficielle et calomnieuse que nous avons hésité à répondre. Ce texte est toutefois emblématique du niveau du débat public sur la crise sanitaire. Il nous paraît donc important de saisir cette occasion pour remettre quelques pendules à l’heure.

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Le 10 juin, nous avons été attaqués ici même par le Conseil de l’Ordre des médecins en Corse. A l’en croire, nous serions opposés à toutes les mesures sanitaires qui constitueraient « une forme de dictature ». Nos positions seraient « un mélange d’arguties scientistes, de concepts vertueux d’alimentation bio, de moindre consommation ou de respect de la nature, de fausses informations et de théories complotistes ». Ce faisant, nous « compliquerions le travail des soignants » et serions même responsables de « leur épuisement » ! Enfin nous diffuserions des « fausses informations » qui « mettent en danger nos populations ». Notre réponse tient en trois points.

1) Notre collectif a un site (https://reinfocovid.corsica) où figure sa déclaration d’intention. Toute personne honnête peut la lire et constater que l’on n’y trouve aucun des propos qui nous sont attribués. Il s’agit donc d’un procès d’intention consistant à qualifier de « complotisme » toute critique, pour éviter d’avoir à discuter des arguments précis. A force d’être usée jusqu’à la corde, la ficelle n’abuse plus grand monde.

2) Le Conseil tient un discours d’un niveau de généralité tel que l’on quitte la science pour entrer dans l’idéologie. Il vante « LE vaccin » et « LE masque » comme des choses nécessairement bonnes en soi, en tout temps, en tous lieux et pour toutes personnes. Ce n’est pas sérieux. Qui ne comprend que le port du masque en extérieur ne sert à rien ? Qui ne comprend qu’un vaccin peut être efficace ou non, selon sa conception, la maladie concernée, le danger qu’elle représente pour telle ou telle catégorie de la population et selon l’état de santé de chaque personne ? La science n’a rien à voir avec la magie, les soignants ne font pas des miracles et les personnes humaines ne sont pas des unités statistiques interchangeables que l’on traite de façon aveugle et uniforme. Ces raisonnements bafouent les fondamentaux de l’éthique médicale. Ainsi, le Conseil recommande la vaccination ARNm des femmes enceintes. Sait-il seulement que les essais cliniques de Pfizer ne les ont jamais testées et que l’on ignore donc quels effets secondaires peuvent survenir à terme sur les mères et les enfants à naître ? De même, il affirme que ces nouvelles thérapies géniques permettent « d’enrayer la maladie contagieuse » et ainsi « protéger les populations ». C’est faux et chacun peut constater qu’il peut faire un covid, vacciné ou pas. Dans son dernier rapport, l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques prend clairement acte de « la déception quant à l’efficacité des vaccins contre la transmission du virus ». Contrairement à ce qui a été martelé à la population, la vaccination n’a donc rien d’« altruiste » et la logique discriminatoire du « passe » ne repose sur rien.

3) Le Conseil prétend représenter « le corps médical et l’ensemble des soignants ». C’est une plaisanterie ! Le Conseil (et les URPS qui ont signé sa tribune) représente seulement la politique sanitaire du gouvernement. C’est pourquoi le fait que cette tribune soit cosignée par la section corse de la LDH nous a choqué. Chers amis défenseurs des droits de l’Homme, méfiez-vous d’une propagande qui, au nom du Bien, s’avère en réalité fort critiquable au regard de ces droits et de ces valeurs qui sont également les nôtres.

Le collectif Reinfo Covid Corsica

https://reinfocovid.corsica/

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